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samedi 24 mars 2012
vendredi 23 mars 2012
Centre historique de Bridgetown et sa garnison - La Barbade
Le centre historique de Brigdgetown et sa garnison est un exemple
exceptionnel de l'architecture coloniale britannique qui consiste en une
vieille ville construite aux XVIIe, XVIIIe et XIXe siècle, qui témoigne
de l'expansion de l'empire colonial britannique dans la zone
atlantique. Le bien comprend également une garnison militaire située à
proximité et composée de nombreux bâtiments historiques. Avec sa
configuration de rues sinueuses, le bien témoigne d'une approche
distincte des villes coloniales créées par les Espagnols ou les
Néerlandais selon un plan en damier.
mercredi 21 mars 2012
La procession de San Lazaro dans la banlieue de La Havane
Une procession impressionnante a lieu tous les ans en fin d'année entre La Havane et l'église del Rincon à 40 kms de la Havane environ proche de San Antonio de los banos, les pénitents font la procession à pied, souvent couchés à même le sol ou à genoux pour se faire pardonner leurs péchés :
Des signes ? - Cuba
L’escalier d’un immeuble s’effondre au
coin de la même rue où a été déclaré le caractère socialiste de la
révolution. Un groupe de treize personnes occupe l’Eglise de la Charité
et on les évacue par la force au petit matin. La télévision montre un
reportage sur les ponts vandalisés par des gens qui les démontent pour
se construire des maisons. L’archevêché publie une note dans le journal
du Parti communiste dont le ton est inspiré celui des éditoriaux
officiels. La pomme de terre poursuit ses apparitions sporadiques sur
les étals des marchés agricoles tandis que son prix augmente dans les
réseaux de distribution illégaux. Un musicien de hip hop est arrêté pour
avoir protesté sur la façon dont était traité son fils à l’école et
avoir retiré une photo de Camilo Cienfuegos de l’entrée du collège. Le
Cardinal fait une allocution télévisée à une heure de grande écoute, à
la même date où 55 ans auparavant un jeune avait forcé l’entrée d’une
émission de radio.
mardi 20 mars 2012
lundi 19 mars 2012
El Sofa de La Habana,
El Sofa de La Habana, documentaire 2011 (teaser VF) from Magda Wodecka and Gregory Szeps on Vimeo.
Caruka, Raul, Nelson et Yanuci sont partagés entre collectivisme et individualisme. Cuba change et le front de mer de La Havane, le Malecon est à la fois un lieu de vie, d'échanges, de rencontres et de subsistance pour eux. Là, au sein de cette micro-société, ils recherchent aussi un exutoire. Ce lieu est l'expression de souvenirs, d'un malaise, d'espoirs et de leur lutte quotidienne pour vivre dignement. Le Sofa de La Havane, muret long de sept kilomètres rassemble tous les cubains. Le Malecon est l’un des derniers remparts face au tournant que prend leur société.
vendredi 16 mars 2012
jeudi 15 mars 2012
Nassau, cette ville magique
Elle gravit les marches de la passerelle
de l’avion. Elle a dans son sac à main les lunettes, un morceau du
sandwich qu’elle n’a pas eu le temps de terminer et le passeport qui la
consacre citoyenne espagnole. Mais il n’est pas encore temps de le
montrer. Tant qu’elle est sur le territoire cubain elle pourra seulement
montrer cet autre, bleu avec sur son écusson une palme solitaire, signe
qu’elle est née à La Havane. Elle vient de passer le contrôle de la
douane, elle est sortie radieuse d’avec le fonctionnaire qui a vérifié
son permis de sortie et elle a payé –en rechignant- la taxe d’aéroport
excessive. Les haut-parleurs annoncent le départ de son vol pour les
Bahamas et elle sait qu’elle va expérimenter une transformation. Elle
n’écoute même pas quand l’hôtesse de l’air souhaite la bienvenue à bord,
ni ne remarque le signal lumineux qui lui indique d’attacher sa
ceinture. Son esprit est concentré sur le fait de se dépouiller d’une
nationalité pour en endosser une autre, de se secouer de l’enfermement
insulaire pour se sentir faire partie du monde.
mercredi 14 mars 2012
Sites de bagnes australiens
Une sélection de onze sites pénitentiaires, parmi les milliers établis
par l'Empire britannique sur le sol australien aux XVIIIe et XIXe
siècles. Les sites sont disséminés à travers le pays, de Fremantle en
Australie occidentale, à Kingston et Arthur's Vale sur l'île de Norfolk,
à l'est ; et des environs de Sidney, en Nouvelle-Galles du Sud, au
nord, jusqu'aux sites de Tasmanie, au sud. Près de 166 000 hommes,
femmes et enfants furent envoyés en Australie pendant plus de 80 ans,
entre 1787 et 1868, condamnés par la justice britannique à la
déportation dans les colonies pénitentiaires. Chacun des sites avait une
vocation propre, qu'il s'agisse d'enfermement punitif ou de rééducation
par le travail forcé au service du projet colonial. Le bien présente
les meilleurs exemples survivants de la déportation à grande échelle de
condamnés et de l'expansion colonisatrice des puissances européennes par
la présence et le travail des bagnards.
Centre historique de Rome, les biens du Saint-Siège
Fondée selon la légende par Romulus et Remus en 753 av. J.-C., la ville
de Rome a d’abord été le centre de la République romaine, puis de
l’Empire romain, et enfin la capitale du monde chrétien au IVe siècle.
Le site du patrimoine mondial, étendu en 1990 jusqu’aux murs d’Urbain
VIII, comporte quelques-uns des principaux monuments de l’Antiquité tels
que les forums et le mausolée d’Auguste, les colonnes de Trajan et de
Marc Aurèle, le mausolée d’Hadrien, le Panthéon, ainsi que les édifices
religieux et publics de la Rome papale.
lundi 12 mars 2012
Avec un clitoris et avec des droits
Parfois avec de bonnes intentions
–d’autres fois avec de moins bonnes- on essaie de faire taire mes
plaintes au sujet du machisme dans ce pays en me disant : « Les cubaines
n’ont pas à se plaindre…. c’est bien pire pour celles qui vivent dans
certains pays africains et qui sont soumises à l’excision ». L’argument
est bas ; il me fait mal au ventre et me connecte directement aux cris
d’une adolescente sans défense, mutilée et livrée à ce supplice par sa
propre famille. Mais les droits des femmes ne doivent pas se réduire à
la seule sauvegarde de leur intégrité physique et à la défense de leur
capacité biologique à connaître le plaisir. Le clitoris n’est pas la
seule chose que nous pouvons perdre ; la liste est longue des
possibilités sociales, économiques et politiques qui nous sont également
enlevées.
Comme je vis dans un pays où les voies
de la protestation civique ont été coupées et diabolisées, je me risque à
essayer de dresser dans ce blog la liste des violations qui subsistent
encore à Cuba à l’encontre des femmes :
- On ne nous permet pas de créer
nos propres organisations féminines, par lesquelles nous pourrions nous
unir et être représentées. Des groupes qui ne soient pas de simples
poulies de transmission du gouvernement vers les citoyennes comme c’est
tristement le cas de la Fédération des Femmes Cubaines.
samedi 10 mars 2012
Les couleurs de la santería à Cuba
La Regla de Ocha ou Santería est une religion d'origine africaine très populaire à Cuba. Apportée par les esclaves noirs nigérians au XVIème siècle, elle s'est développée sur l'Île.
Les Cubains aiment les couleurs. Ils s'habillent en rouge, en bleu, en jaune, l'important est que le vêtement soit visible. Dans leurs croyances religieuses, les couleurs sont le reflet de l'âme. Chaque orisha (dieu yoruba) a sa couleur spécifique en plus de son jour de la semaine, sa parure, son repas et son mode de vénération. Ces couleurs sont aussi là pour imiter la nature : le vert brillant de la chlorophylle des feuillages, les variances de rouge des fleurs telles la marpacífico. La couleur est alors signe de vie à Cuba.
Ces apports africains sont fréquents. Mais ils ont souvent été repensés à la mode locale. Par exemple,les saints catholiques n'ont pas disparu et restent sur le même pied d'égalité que les dieux africains.
Les Cubains aiment les couleurs. Ils s'habillent en rouge, en bleu, en jaune, l'important est que le vêtement soit visible. Dans leurs croyances religieuses, les couleurs sont le reflet de l'âme. Chaque orisha (dieu yoruba) a sa couleur spécifique en plus de son jour de la semaine, sa parure, son repas et son mode de vénération. Ces couleurs sont aussi là pour imiter la nature : le vert brillant de la chlorophylle des feuillages, les variances de rouge des fleurs telles la marpacífico. La couleur est alors signe de vie à Cuba.
Ces apports africains sont fréquents. Mais ils ont souvent été repensés à la mode locale. Par exemple,les saints catholiques n'ont pas disparu et restent sur le même pied d'égalité que les dieux africains.
vendredi 9 mars 2012
La Clé de l’abîme de José Carlos Somoza - Cuba
résumé du livre
Daniel Kean découvre à bord du Grand Train un jeune homme portant une bombe greffée sur son corps. Pour éviter le carnage, l'employé des chemins de fer amorce le dialogue et l'homme lui susurre quelques mots à l'oreille. Immédiatement emmené avec sa famille par les forces de sécurité, Daniel est incapable de dévoiler le secret qu'il pense ne pas avoir entendu : l'emplacement de la 'Clé' qui décide du sort de Dieu, clé que cherchent deux bandes rivales, aussi déterminées que dangereuses. Il ne doit son salut qu'à une mystérieuse jeune femme aveugle qui deviendra sa compagne d'aventures pour retrouver sa fille enlevée par deux agresseurs. Le couple est rejoint par des amis, croyants et lecteurs de différents chapitres de la Bible, dans cette quête dont le secret se cache au fond de l'esprit d'un sceptique, Daniel en personne.jeudi 8 mars 2012
CIGARE : Les lecteurs et les havanes
Même si certaines explications agronomiques, climatologiques et même
sociologiques sont mises en avant, le secret de l’extraordinaire qualité
des havanes cubains ne pourra jamais être révélé. La clé ne se trouve pas seulement dans la très grande fertilité des terres de Vueltabajo, ni dans les soins traditionnels des vegueros (planteurs de tabac) ou dans l’habilité manuelle des torcedores (cigariers).
Ce secret fièrement préservé reste une tradition cubaine unique au monde : les lecteurs de tabaquería (fabrique de cigares). La précieuse feuille de tabac (provenant des vallées de Pinar del Rio et d'autres régions de Cuba) reçoit ainsi un ingrédient exceptionnel à la fin de son parcours de transformation : la lecture de romans d’amour et d’aventure.
Ce secret fièrement préservé reste une tradition cubaine unique au monde : les lecteurs de tabaquería (fabrique de cigares). La précieuse feuille de tabac (provenant des vallées de Pinar del Rio et d'autres régions de Cuba) reçoit ainsi un ingrédient exceptionnel à la fin de son parcours de transformation : la lecture de romans d’amour et d’aventure.
mercredi 7 mars 2012
Boutique - Cuba
A quelques mètres de la Place de San
Francisco on peut voir la vitrine glamour d’une boutique Via Uno. Des
chaussures en peau à talons aiguille, un peu inutiles sur les trottoirs
irréguliers de la Havane. Des sacs à main avec des plis et des
passements dorés, qui semblent pouvoir contenir le monde entier, et où
pourrait entrer toute la ville. Les curieux s’arrêtent devant la vitrine
et quelques femmes entrent pour voir de près, même si rares sont celles
qui ressortent en ayant acheté quelque chose. Il y a l’adolescente qui
aura bientôt quinze ans et insiste pour que sa mère débourse ses
économies pour des bottines rouge. Il y a aussi l’employée d’une
nouvelle société, bouche ouverte et sourcils dressés devant les prix qui
peuvent atteindre trois chiffres. De l’autre côté de la rue, juste en
face de la porte de la boutique, une vieille femme tend la main pour
demander de l’argent.
mardi 6 mars 2012
La bureaucratie cubaine, bouc émissaire ou menace réelle ?
Le gouvernement de Raul Castro et la presse officielle ont entrepris une vaste opération de lutte contre la bureaucratie. Celle-ci se retrouve pointée du doigt et jugée responsable de tous les maux dont souffre l'économie cubaine. Les bureaucrates
sont vus comme des « virus mortels » aussi virulents que les agents de
la CIA et presque aussi « néfastes que le blocus américain ».
Mais d’où vient cette plaie qui affaiblit l'appareil étatique tout en freinant les réformes économiques? L’instauration du socialisme soviétique en est-il la cause ? La presse et les dirigeants, via leurs multiples discours, pourront-ils mettre un terme à cette bureaucratie ?
Mais d’où vient cette plaie qui affaiblit l'appareil étatique tout en freinant les réformes économiques? L’instauration du socialisme soviétique en est-il la cause ? La presse et les dirigeants, via leurs multiples discours, pourront-ils mettre un terme à cette bureaucratie ?
Chocolat célèbre clown cubain
Footit et Chocolat : des destins hors du commun
Né esclave à La Havane en 1864, le seul héritage
qu’il a gardé de ses parents est son prénom : Raphaël. Il est adopté à l’age de
10 ans par celle qu’il appelle sa mère de lait qui le vend quelques années plus
tard à un riche marchand portugais. Celui-ci l’emmène dans sa propriété près de
Bilbao comme domestique. Raphaël s’enfuit et exerce de nombreux métiers pour
survivre. Il s’associe à Trompette pour transporter les bagages des voyageurs.
Mais Trompette lui fausse compagnie avec la caisse. Il est repéré dans un
cabaret de la ville par le célèbre clown anglais Tony Grice qui l’embauche.
C’est ainsi que Raphaël arrive à Paris où il rencontre Footit.
lundi 5 mars 2012
Le générateur, notre générateur - Cuba
Il arriva en mars 2006, peu de jours
avant qu’avril déverse sur nous ses averses frénétiques. Il était venu
en camion, impeccablement neuf, brillamment utile. C’était notre
centrale électrique, notre propre groupe électrogène qui ferait
fonctionner l’ascenseur et la lumière des couloirs quand les pannes de
courant assombriraient la zone. Nous étions sauvés. La Révolution
énergétique nous apportait ses bénéfices avec cet appareil qui
ressemblait à une locomotrice arrêtée. Pour renforcer la comparaison
ferroviaire, sa structure imposante se terminait par une cheminée de
laquelle nous ne devions jamais voir sortir la moindre volute de fumée.
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