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Camajan
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vendredi 20 février 2015

Chez mon oncle :

Un blog de critiques de livres avec de la musique cubaine (facultative), c'est "Chez mon oncle" et c'est ICI

mardi 4 février 2014

Les socialistes et le darwinisme.(conte moderne)



An 2222 de notre ère…
J’ai fait un rêve :
Les socialistes français ont de grands penseurs à l’image de notre Ministre de l’Education. A force de phosphorer ceux-ci se sont pris au jeu de changer la Société, à croire qu’à leur goût cela n’allait pas assez vite. C’est ainsi qu’à force de réflexion  dans les Temples du Savoir ils en sont venus à décider de changer les Lois pour changer les Esprits.

samedi 12 octobre 2013

Sang mortel (suite et fin)

 
 
Elle se posa à côté de lui, proche de sa tête. Elle prit le temps de le contempler. Il était gros et laid pour un homme de son âge,sa laideur ne la gênait pas, quant à sa grosseur elle lui posait un peu plus de problème.D'un côté cela promettait une relative insensibilité, engoncé dans sa graisse il manquerait de vivacité certes et cela lui laissait un peu plus de champ libre pour officier. Mais en même temps cette couche de saindoux lui tenait lieu de carapace et cela le rendait moins vulnérable.
Il dormait profondément et cela lui laissait le temps de calculer son attaque....
Elle n’avait pas coutume de refléchir souvent, d’ailleurs, le faisait elle jamais, sa mémoire était fugace, un peu moins que celle d’un papillon peut être. Et puis quelle importance, seul son instinct de femelle comptait, de femelle volage dirons nous.
Elle observa à nouveau le gros homme, elle en avait énormément envie, elle respirait son souffle carboné à s’en delecter, de plus il avait bu de l’alcool, cela n’était pas pour lui déplaire. Elle frissonna de désir encore une fois, il était temps de se mettre à l’ouvrage. Elle découvrit ses stylets juste ce qu’il faut et se colla à son cou pour le sucer. Sa trompe goulue se posa sur la veine, les stylets coupèrent l’épiderme et son liquide anticoagulant fut expulsé en même temps que le sang divin jaillit comme une fontaine. Elle ferma les yeux, heureuse, elle ne vit pas arriver l’énorme claque qui l’écrabouilla au centre de la main de l’homme la reduisant en une bouillie sanglante….

mercredi 27 juin 2012

Sang mortel



La lumière l'avait attirée, elle n'avait vu qu'elle, jaune, scintillante dans le noir ambiant.C'était comme un phare, la certitude d'une orgie.
Elle avait perdu énormément de temps à parcourir les distances, malgré sa jeunesse, et cela avait aiguisé sa faim. Elle savait d'instinct qu'elle devait s'économiser, mais ce soir, après tous ces élans, c'était peine perdue. Au bout de 500 mètres, elle l'avait sentie, là, au creux de l'abdomen. L'appel de la nature la remplissait entièrement, elle devait se gaver pour gaver ses enfants. Personne ne le lui avait appris, mais elle en avait la certitude. Elle se frotta la tête de contentement, elle ne pouvait en douter elle trouverait la source des délices...

vendredi 4 novembre 2011

Le Jasmin étoilé (Suite...Page 11)



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En Afrique du Nord, les terrasses sont désertées aux heures chaudes de la journée, le matin c’est le lieu réservé aux femmes et aux enfants, elles y étendent leur linge, préparent les repas sur les kanouns. En soirée, les hommes y préparent de petits barbecue et plus tard s’y réunissent pour discuter entre eux et fumer une chicha.
François fugacement se souvint des heures passées à regarder sa mère avec ses voisines tunisiennes sur la terrasse de la maison de Menzel Bourguiba autrefois Ferryville, un bel et grand immeuble donnant sur la rue de France au dessus du café Ben Yeder, ses amies lui apprenaient à faire le couscous, tandis qu’il les regardaient avec délectation tamiser la semoule, éplucher les légumes dans les confidences et la rigolade.

mercredi 2 novembre 2011

Le Jasmin étoilé (Suite .......Page 10)


----En catimini, François regagna sa place près de Dayan et le tint au courant de cet élément. Dayan lui chuchota de se tenir prêt à toute éventualité, il devait contacter le Commissaire Djibflouz pour lui rendre compte, et ce, sans trop attirer l’attention sur lui. Prévoyants ils avaient convenu de se biper en cas de besoin. Dayan actionna son appareil, Djibflouz lui fit signe de le rejoindre derrière l’estrade. Mohammed se leva, fit semblant de se dégourdir les jambes quelques instants et s’achemina vers son collègue.
Il allait atteindre le pied de l’estrade lorsque tout bascula.
François vit que dans le coin de la buvette un groupe de quatre ou cinq personnes tenait en respect les autres serveurs. Ils étaient armés de pistolets mitrailleurs Uzi à crosse pliante, 9 mm parabellum, et bien sur de la célèbre Kalachnikov AK74M à crosse repliable, sur le côté gauche mdr , dont toutes les guérillas de par leur monde sont équipées, vu leur faible coût et leur extrême fiabilité..
Sur les hauteurs des remparts les hommes de Djibflouz s’étaient mis en position, tandis que la sécurité au sol essayait de canaliser les spectateurs en leur demandant de s’allonger sur les graviers. François comprit que le Boucher n’était pas venu seul et que le fait de découvrir un de ses complices était à l’origine d’une action que le terroriste ne devait pas contrôler, ses hommes avaient agi d’instinct.

samedi 29 octobre 2011

Le Jasmin étoilé (Suite....Page 9)


Le tour de ville imposait la visite du Mausolée de Bourguiba construit de son vivant sur ses propres deniers et renfermant sa dépouille, qui fut l’objet d’une querelle entre sa famille et la présidence de Ben Ali qui voulait en monnayer l’entrée. Il s visitèrent rapidement le Ribat, un fort construit à l’époque du célèbre khalife Haroun Ar Rachid, la conférence devait s’y tenir le lendemain et les lieux de ce fait n’étaient pas entièrement accessibles, les services de sécurité filtrant rigoureusement l’entrée. La matinée passa agréablement suivie d’une après midi à la piscine de l’hôtel.
Le soir Dayan lui annonça que tout était en place pour la souricière, le gros rat n’avait plus qu’à se pointer.

mercredi 26 octobre 2011

Le Jasmin étoilé (Suite.....Page 8)

Chapitre IV

Monastir



Voyager de compagnie sur de longues distances vous engage à échanger des idées, à vous confier quelquefois selon les affinités qui se créent ou non.
François et Mohammed ne tardèrent pas à franchir la frontière de la réserve pour en venir à disserter sur leur conception de la vie. La barrière culturelle est une ligne fragile érigée souvent par nécéssité, l'informatique et les médias offrent une vision de pluralité du plus profond d'un igloo au plus feutré d'un caravansérail. Et finalement, partout sur cette terre on s'aperçoit que le but universel de l'humanité est la recherche du bonheur.

lundi 24 octobre 2011

Le Jasmin étoilé (Suite...Page 7)

Une fois en possession de sa canne François rajusta sa tenue et suivit le Commissaire Guerzi qui le conduisit par un long couloir sombre jusqu'à une pièce oubliée, une sorte de cuisine délabrée à l'arrière des bâtiments. Là, au fond près du mur, un homme tournait le dos.
---"Dayan..!!!" Non, ce n'est pas possible..! Mais vous êtes mort..!"
- C’est vous qui étiez visé, pourquoi serai-je mort à votre place Mr Macanek, ironisa Dayan.
- Mais enfin je vous ai vu mort, vous saigniez..
- Je vois que vous ne connaissez pas les délicieux tubes à la fraise et la rose Sibo-Sibon, j’en ai toujours un sur moi, en Tunisie nous avons internet et on peut se faire livrer de délicieux desserts, à condition d’y mettre le prix bien sur, éclata de rire le policier. Mais soyons sérieux, asseyez vous deux minutes François, vous permettez que je vous appelle François.. ?
Ce dernier n’eût pas le temps de répondre qu’Ahmed Guerzi renchérissait :
- Je vois que je ne me suis pas trompé sur votre future association. Le boucher n’a qu’a bien se tenir. Mais je vous laisse continuer Mohammed.

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dimanche 23 octobre 2011

L'âme du loup...







Il m’a fallu des années pour arriver à comprendre qui je suis.  Vous me direz : il est temps. Peut être ne suis-je pas aussi intelligent que certains se prétendent l’être sans jamais s’être mis à l’épreuve.
De mon côté j’ai vécu en ayant comme lignes de conduite quelques valeurs telles : respect, générosité, bonté et fidélité à ma parole. En fait, en analysant mon parcours c’est ce qu’il en ressort des décisions que j’ai prises dans ma vie, tant professionnelle, que familiale ou sociale.
En contrepartie il est des choses que je ne tolère pas : le mensonge, la haine, le dédain, la volonté d’avilir les autres.

samedi 22 octobre 2011

Le Jasmin étoilé ( Suite...Page 6)


François décida d’avancer un pion comme aux échecs.
-Mr K…, je respecte les lois de votre pays, je suis prêt à vous remettre l’ensemble des photos que j’ai prises le jour de mon voyage, il se pourrait qu’elles vous soient utiles, de mon côté j’aurai besoin de votre aide.
K…fit un effort pour se contenir, François le vit serrer les poings, tenter d’effacer le rictus qui avait pris place à la commissure de ses lèvres. L’homme se domina relativement vite. L’ambigüité de la situation l’avait déstabilisé, il ne s’attendait pas à un tel toupet.
Il se leva, s’avança vers François et lui mit une gifle retentissante. Sans un mot il lui passa les menottes et le saisissant par le col le sortit de son bureau, et le remit à deux gardiens en leur parlant en arabe.
François ne tarda pas à comprendre le sens de ces paroles car il fut conduit dans une geôle plongée dans l’obscurité, délesté de ses chaussures et de sa ceinture. Des amis tunisiens lui avaient bien parlé de l’élasticité des lois dans ce pays et de certaines méthodes policières, mais il ne s’attendait pas à ce traitement.

mercredi 19 octobre 2011

Le Jasmin étoilé (Suite...Page 5)



 Le commissariat se trouvait à 200 mètres de la place, un bâtiment moderne, blanc comme tous les édifices de l’île, trônant au centre d’un grand parking avec une guitoune encadrée de deux drapeaux.
Il fut conduit dans un bureau au rez de chaussée près des services de l’immigration. Bizarrement il n’éprouva pas la même répulsion qu’il avait connue dans les locaux de Police de Cuba, les regards y étaient moins insistants, on n’y sentait pas la même méfiance, le même dédain que chez les fonctionnaires cubains.
Il y avait beaucoup d’animation, la nouvelle de l’attentat avait semé la panique chez les uniformes, des hommes entraient, sortaient, s’interpellaient. Il eut l’impression d’être au sein d’un essaim d’abeilles dérangé par un apiculteur.

lundi 17 octobre 2011

La peur du loup...



Jeannet le pressentait, mais ne le formulait pas, il se doutait qu’il y avait quelque chose en lui d’inexplicable, comme un sixième sens, la faculté de deviner le pouvoir de nuisance de « l’autre ». « L’autre » c’était celui ou celle qui entreprenait des tentatives d’approche insidieuses, oui sournoises, pour entrer dans son cercle, la zone encore poreuse de ce qu’il lui restait d’empathie. Il remerciait l’entité ou le destin de lui permettre de disposer de cette « arme » pour palier à sa trop grande faiblesse, héritée d’une enfance solitaire où « l’autre » était absent ou distant, ce qui avait créé ce manque, comme un addict  il se sentait toujours en demande. 

Le Jasmin étoilé (Suite...Page 4)



L’homme s’approcha de lui en esquissant une sorte de sourire qui ne le rendit pas pour autant plus sympathique.
-Sabah al kheir, salam aleikoum Mr Macanek, labes..? Je suis content de pouvoir vous souhaiter la bienvenue dans notre pays. Etes vous bien installé.. ?
François avait beau connaître la prolixité des formules de politesse en Afrique du nord, il ne pouvait s’empêcher d’en être à chaque fois étonné.
-Très bien Mr Dayan, enchanté de faire votre connaissance, je vous remercie de votre visite à l’hôpital et m’excuse de n’avoir pu répondre à vos questions. Sachez que même si j’avais été en forme pour vous répondre je n’aurai pu vous apporter d’éléments susceptibles d’orienter votre enquête. Je ne m’explique toujours pas pourquoi ce véhicule m’a foncé dessus.
- Ne vous tracassez pas, l’enquête avance tout de même, d’autres faits nous permettent de cerner un peu plus la situation et d’entrevoir certaines explications. Mais revenons à vous Mr Macanek. Tout d’abord que diriez vous de gouter à un des excellents thé à la menthe servi dans cet établissement que nous appelons « le café de l’environnement ».

dimanche 16 octobre 2011

La tentation du loup…


A quoi bon hurler quand il n’y a personne pour écouter. A quoi bon gémir si ce n’est pour subir la gène de s’être trop livré et ensuite le regretter. Jeannet en était arrivé au point où il était urgent de se taire. Urgent de garder pour soi les souffrances de son corps, les douleurs de son âme. A quoi bon tenter de communiquer si personne n’entendait cette longue plainte. Au début il avait bien essayé de faire partager ce qu’il pouvait ressentir. La lente détérioration, de ce corps de plus en plus inutile s’accompagnait maintenant de la perte de ses repères mentaux. Résister, se rebeller il avait bien essayé, un loup se coupe bien la patte à force de la mordre lorsqu’elle est prise dans un piège. Mais là, le piège il était partout et surtout en lui.

vendredi 14 octobre 2011

Le Jasmin Etoilé ( suite Page..3)



Après un mois d'hôpital François put sortir à condition de marcher avec des béquilles, il avait sympathisé avec Mounira son infirmière, en tout bien tout honneur. Elle lui expliquait les difficultés que vivaient au quotidien les femmes de cette région. Appartenant à un pays laïque, l’un des plus évolués du monde arabe, le sud était rétrograde et l’emprise de la religion et de la famille étouffantes, emprise des hommes sur les épouses, les femmes de la famille.
Elle lui conta l’histoire de cette habitante d’un village perché près de la frontière algérienne. Mariée à un homme beaucoup plus âgé qu’elle ; un vieux barbon revêche, aigri, suivant les préceptes du Coran quand cela l’arrangeait , les digressant pour assouvir ses vices : l’alcool et les femmes, mais en cachette, toujours. Ils avaient eu un enfant, trois ans plus tard, à l’occasion d’un voyage en France avec son époux elle avait profité d’un instant d’inattention de ce dernier et de la famille de France pour s’enfuir sur la côte d’azur avec sa petite valise. Elle était jolie, agréable et d’un abord facile. Elle rencontra plusieurs hommes, obtint un petit boulot de vendeuse au black.
Mais avec le temps, son enfant lui manqua de manière insupportable. Elle décida de revenir au village pour reprendre sa petite. Elle fit le voyage, c’est un petit pays, tout se sait rapidement, à peine débarquée de l’avion le mari fut prévenu du retour.

mercredi 12 octobre 2011

Le Jasmin Etoilé (Suite, page 2...)



La forme lui apparut progressivement, tout d'abord noire sur fond blanc, puis grise et enfin couleur chair.
D'instinct il sentit qu'il n'y avait aucun risque, elle n'en voulait pas à sa peau, au contraire, elle lui sembla douce dans sa lenteur. Elle allait et venait horizontalement au-dessus d'une surface ocre, et ce mouvement lui rappela celui d'un encensoir. Le même qui l'avait intrigué lors de la nuit de Noël à l'église Russe de Nice, agité lentement par les moines dans un brouillard ambiant.
Était il mort..? Certes non, puisqu'il pouvait voir, penser et sentir, enfin sentir, oui les odeurs car de son corps il n'avait aucune nouvelle.
---Vous êtes joueur Mr Macanek..???
En d'autres temps la question l'eût surpris, mais là il tentait de rassembler ses esprits, il se sentait émerger du néant bénéficiant d'un vocabulaire et capable de comprendre, cela lui paraissait si étrange qu'il ne s'interrogea pas. Il s'entendit répondre :
---Comment...?
---Parce que si ce n'est le cas vous avez beaucoup de chance sans le savoir, vous vous en tirez avec une fracture du tibia après trois semaines de coma. A votre place dès le retour en France je jouerai au Casino.
---Je ne me souviens de rien que s'est il passé..? Et où suis-je..?
---A la clinique de D...., entre les mains de bons médecins, ce qu'il s'est passé, justement nous comptions sur vous pour nous le dire. Etes vous suicidaire..? Dépressif..? Vous sentez vous de me répondre..?
---Franchement non. J'ai besoin de rassembler mes souvenirs, de me rappeler...
---Mr Macanek, prenez votre temps, voici ma carte, je suis Mohammed Dayan du Commissariat Principal, je repasserai vous voir...
François vit une ombre immense se dresser près de lui, il l'entendit heurter le lit dans lequel il était couché et disparaître tranquillement.

mardi 11 octobre 2011

Le Jasmin Etoilé



Trois mois, depuis l'arrivée de François dans l'île, temps passé à appréhender les lieux dans la chaleur étouffante et sèche. L'ennui le gagnait peu à peu. Au début il éprouva du soulagement à ne rien faire de son temps, il mettait cela sur le compte du changement après la vie mouvementée qu'il avait menée aux Caraïbes.
Le silence des journées passées dans le jardin inondé de blanc, blanc des murs badigeonnés à la chaux, blancs des fleurs de jasmin serpentant sur les façades, c'était comme une chambre d'hôpital pour soigner ses blessures de l'âme.
Malgré sa solitude il évitait de penser au passé, à cette boule qu'il avait là dans la poitrine, il la sentait présente et prête à éclater. Il déambulait du salon au bout du jardin empruntant les coins d'ombres tel un cafard dérangé par une présence.
Il le savait elle était là, pas loin, prête à ressurgir, à le bruler, à le détruire. Quand il sentait qu'il allait défaillir, succomber à son souvenir il s'affalait sur le divan, la clim à fond et il tombait dans un sommeil comateux, un sommeil d'oubli bienfaiteur.

dimanche 9 octobre 2011

Ma femme est un boudin (Suite)


Le dépeceur se renfrognait ensuite et s'apprêtait pour finir de baffrer. Auguste n’avait plus qu’à sécher sa larme et ajouter la claque à la longue liste des débits, il présenterait bien un jour la facture.
Auguste avait fini par classifier les claques qu’il recevait, il les évaluait, le terme est impropre je sais, mais le mental du môme était comme le tonneau des danaïdes. Aussi appliquait il sa propre échelle, laquelle allait de la gifle qui effleurait donnant lieu à une « remise » c'est-à-dire à un nouvel essai qui lui était beaucoup plus percutant et généralement beaucoup plus. En passant par la baffe colèrique, celle longtemps retenue et finissant dans un swing proche du coup de poing, celle là était très douloureuse et laissait le môme à moitié groggy.

vendredi 29 avril 2011

Ma femme est un boudin…

Depuis tout petit Auguste se prenait des claques par son père, il en était arrivé à prévoir leur arrivée. Le problème c’est que son père était un rapide et que la baffe l’atteignait avant qu’il ait pu esquisser le moindre mouvement du cou ou des épaules. Faut dire que son père c’était une belle daube.
Auguste n’avait pas mis longtemps à piger le mental de son père, pas besoin d’avoir acquis de l’éducation ou une grande experience pour dénicher la bêtise au plus profond de la couenne d’un maître boucher. Le môme n’était pas idiot, ni masochiste d’ailleurs, il avait bien tenté, autant que son petit cerveau le lui avait permis, de comprendre les raisons ou tout du moins ce qui pouvait motiver et annonçer le départ de la claque de cette masse. Impossible de savoir pourquoi cette grosse brute prenaît sa tête pour un sac de sable.