Ce film Franco-Panaméen décrit la triste réalité de la vie à Cuba où tout est bon pour survivre, réalité dont n'a pas dû être informé notre Ministre des Affaires Etrangères pendant sa visite officielle...
Melaza en espagnol veut dire : mélasse, on aura compris le sens du choix de ce nom de village...
Melaza par previewnet
Depuis que la production de sucre a été abandonnée, le village cubain de Melaza semble vivre au ralenti. Dernière employée de l'usine sucrière, Monica y passe ses journées seule au milieu du grand entrepôt à veiller sur des machines qui ne servent plus, tandis que son compagnon Aldo, l'instituteur, enseigne la natation dans une piscine vide. Ne sachant plus comment joindre les deux bouts, ils louent leur maison pour abriter les ébats de couples illégitimes dont ils attendent le départ un peu plus loin dans la nature, avec la fille de Monica et sa mère handicapée. Mais la police met un terme à leur petit commerce : il va falloir trouver d'autres moyens de vivre, sans céder à la somnolence découragée qui gagne du terrain chaque jour.
Car, si les tracts pleuvent, si les enfants saluent le drapeau tous les matins avant les cours, si l'on crie dans les rues, tout habillé de rouge, les bienfaits de la révolution, il n'y a plus de combat collectif : seulement ces batailles individuelles que chacun livre le plus prosaïquement du monde, pour manger.