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jeudi 14 juin 2012

grossistes contre détaillants

J’ai l’impression d’être en permanence piégée dans une espèce de déjà vu, dans une réalité où se répètent quasiment les mêmes phrases, les mêmes plaintes et les mêmes situations. A midi aujourd’hui, j’ai entendu des paroles identiques à celles d’il y a une semaine ; la voisine ruminait des problèmes très proches de ceux qu’elle avait il y a quinze jours et à la boucherie une longue queue semblait calquée sur une autre des années 1994 ou 2002. 


Il est difficile de se débarrasser de la sensation d’avoir vécu ça, d’être tombés dans une boucle qui nous ramène encore et encore au même point par lequel nous sommes déjà passés. Une de ces scènes récurrentes est celle de partir à la recherche d’aliments ou autres produits de base au milieu de la pénurie chronique de nos marchés. Courir après un peu d’huile, un paquet de saucisses ou un morceau de savon pour laver son linge.
La réforme tant espérée, qui a permis la renaissance du travail à compte propre, a généré certains problèmes dont on parle à peine. En l’absence d’un marché de gros sur lequel acheter les matières premières pour leurs petites entreprises, les travailleurs privés se sont retournés vers le réseau de détail déjà faible. Ils arrivent à la première heure autour des boulangeries et de quelques autres boutiques pour acheter de grosses quantités de marchandises qui finiront dans la cuisine des restaurants et des cafeterias. Sans remises spéciales sur la quantité achetée, et sans réelle garantie de qualité, maintenir la fourniture de légumes, de graines et de viande devient pour eux une activité angoissante, difficile et extrêmement coûteuse. De plus, elle diminue le pourcentage de produits qui arrivent entre les mains du consommateur non industriel, du client individuel qui en a seulement besoin pour son usage privé. La majorité au détail.
Le commerce d’Etat déjà fragile, n’était pas préparé à la demande qui lui est tombée dessus ces derniers mois. Il parait donc presque impossible de soutenir longtemps la cohabitation entre les bulles de prospérité du secteur privé et l’approvisionnement inefficace des entreprises officielles. Si cette contradiction n’est pas résolue viendra le moment où l’on ne pourra que trouver la viande de porc, les piments ou la pomme de terre dans les assiettes des restaurants privés. Et la voisine qui se plaignait aujourd’hui, pour la énième fois de l’absence de papier toilette, devra se rendre dans les toilettes des nouveaux restaurants pour se rappeler comment étaient ces rouleaux si blancs et si doux.
Traduit par Jean-Claude MAROUBY

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